Monthly Archives: août 2010

The passion of Carl Theodor Dreyer (1/6)

Between 11th and 18th December 2010, Les Arcs European Film Festival will dedicate a focus to Denmark in order to honour the richness and creativity of its cinema. Because the Danish cinema cannot be reduced to the work of the emblematic director, Lars von Trier, the team of the festival offers you to discover the great actors, directors and films that make the history of the Danish cinema through a 8-episode series. This week, discover the father of the Danish cinema, Carl Th. Dreyer

« Cinema is my unique passion… » (Carl Th. Dreyer)

Working early, first as a clerk in a telegraph firm, then as a journalist, Dreyer rapidly began working more and more as a cinema critic and soon decided to live in accordance with his passion: cinema. In 1913, he joined Nordisk Film, a Danish production firm, for which he read, evaluated and wrote scripts. 7 years and 2 films (The President (1917) and Leaves from Satan’s book (1921)) later, Dreyer experimented many stylistic devices, making great use of flash-backs, close-ups and portraying human passions as it had never been done before in a film.  Dreyer achieved his big international breakthrough in 1925 when The Master of the House was noticed by a French production firm, Société Générale de Films which offered Dreyer to come to France where he was going to shoot a masterpiece, The Passion of Joan of Arc.

The Passion of Joan of Arc, a silent masterpiece

In 1926, Carl Th. Dreyer arrived in Paris, the laboratory of European cinema at the time. to shoot a film on Joan of Arc. He didn’t want to make a traditional historical account of the young woman’s trial. He decided to tell the trial over a single day. Every shot was chronologically filmed. The film-maker insisted that the actors didn’t make themselves up. He preferred the natural nudity of the human face, which is the most accurate way to truly depict men’s passions.

Renée Falconetti

 

Joan of Arc is impersonated by Renée Falconetti, whose illuminated face has been remembered by generations of cinema enthusiasts.

Censored when it was released in 1928, this film was burned down twice before being rediscovered in a psychiatric hospital in Oslo in 1981, making it a legendary film in the history of cinema.

« I am a film-maker and will die as a film-maker… » (Carl Th. Dreyer)

With Vampyr (1932), Dreyer shot a very different film from The Passion of Joan of Arc. After the trying filming of Vampyr (he spent three weeks in the clinic « Joan of Arc » in Paris..), Dreyer gave up making cinema in France and went back to his home country and his first job, journalism. From 1943 to 1964, he only made three long features. Although his penultimate film, Ordet (1954) brought him international recognition – he was awarded the Gold Lion at the Venice Film Festival « for his life work », his last film, Gertrud (1964), was coldly welcomed. Critics didn’t recognize the styl of Dreyer who seemed to have forgotten all about his pictorial research, his examination of human faces, the pathos and mysticism that charcterize his films.

Dreyer died on 20th March 1968. He never made the film he dreamt of on Jesus Christ. His cinema inspired many film-makers, among whom Lars von Trier who shot Medea in 1988 after a script written by Dreyer.

>> Dreyer’s biography and filmography on the official website dedicated to the Danish film-maker.

In the coming episode, 1995, the year when Lars von Trier and Thomas Vinterberg  revolutionized the world of cinema.

     

 

Carl Theodor Dreyer

Considered as a one of the most important director in the history of cinema, Carl Th. Dreyer (1889-1968) was not the tyranical film-maker to be remembered in the history of cinema. On the contrary, he was described as a polite and well-bred man by the actors who worked with him. He was known to prepare his films with a meticulous precision. In a 50-year-long career, beginning when cinema was still silent and ending when the French New Wave appeared, he shot 22 films, among which a renowned masterpiece, The Passion of Joan of Arc.

La passion de Carl Theodor Dreyer (1/6)

Du 11 au 18 décembre 2010, le Festival de Cinéma Européen des Arcs consacre un Focus au Danemark. Parce que le cinéma danois ne se résume pas à l’oeuvre du cinéaste emblématique, Lars von Trier, nous vous proposons, à travers un feuilleton en huit épisodes, de partir à la découverte des grands noms et chefs d’oeuvres du cinéma danois. Cette semaine, un portrait du cinéaste Carl Th. Dreyer nous ramène aux origines du cinéma danois…

Carl Theodor Dreyer

Elevé au rang des géants du cinéma, Carl Th. Dreyer (1889-1968) ne correspond pas au metteur en scène tyran retenu par la légende. Décrit au contraire comme un homme à l’allure d’un petit fonctionnaire par ses acteurs, il travaille chacun de ses films avec un soin particulier. En 50 ans d’une carrière commencée au temps du cinéma muet et achevée au moment où s’affirme la Nouvelle Vague, il réalise 22 films, parmi lesquels une œuvre magistrale, La Passion de Jeanne d’Arc.

« Le cinéma est ma seule passion… » (Carl Th. Dreyer)

D’abord employé dans une entreprise télégraphique, puis journaliste. Carl Th. Dreyer est critique de cinéma à ses heures et décide très vite de vivre selon sa passion. En 1913, il rejoint Nordisk Film, une société de production pour laquelle il lit, évalue et écrit de nombreux scenarii, avant de devenir réalisateur. En 7 ans et après 2 films, Le Président (1917) et Pages arrachées du livre de Satan (1920), Dreyer affirme sa modernité. Il rythme son récit grâce aux flash-backs, multiplie les gros plans et dépeint comme jamais auparavant les passions des hommes. Avec Le maître du logis (Suède, 1925), une comédie de moeurs sur un mari tyrannique, il est remarqué par la Société Générale de Films, ce qui lui permet de réaliser une œuvre fondamentale dans l’histoire du cinéma, La Passion de Jeanne d’Arc.

La Passion de Jeanne d’Arc, chef d’œuvre du cinéma muet

En 1926, Dreyer s’installe à Paris, alors laboratoire du cinéma européen pour tourner un film sur Jeanne d’Arc. Son film ne sera pas un film en costumes, historique et figé. Le procès est relaté sur une journée. Chaque plan tourné dans l’ordre chronologique. Les acteurs ne se griment pas,  Dreyer préférant la nudité naturelle des visages qui, seule, peut exprimer les sentiments des hommes.

Renée Falconetti

Jeanne est incarnée par Renée Falconetti, dont le visage illuminé impressionne des générations de cinéphiles.

Dernier film muet du cinéaste, censuré lors de sa sortie en 1928, puis détruit par les flammes à deux reprises, ce film entre dans la légende des chefs d’œuvres maudits du 7e Art. Ce n’est qu’en 1981 que l’on retrouvera un double du négatif original du film, oublié dans un hôpital psychiatrique d’Oslo…

« Je suis cinéaste et je mourrai cinéaste. » (Carl Th. Dreyer)

Lorsqu’il réalise Vampyr en 1932, Dreyer prend le contre-pied de ce qu’il a jusqu’alors réalisé. Mais le tournage éprouvant de ce film lui vaut un séjour de trois semaines à la clinique « Jeanne d’Arc »… Dreyer abandonne le cinéma en France et retrouve le Danemark et son premier métier, le journalisme. De 1943 à 1964, il ne réalise que 3 films. Seul son avant-dernier, Ordet (1954), lui apporte la reconnaissance internationale – il reçoit le Lion d’or au Festival de Venise « pour l’ensemble de so­­­n œuvre » – tandis que Gertrud (1964), son dernier film, lui vaut de sévères critiques. Jugé trop froid, il est reproché à Dreyer d’avoir oublié ses recherches picturales, l’auscultation des visages, le pathos et la mystique qui caractérisaient tant son œuvre.

Le cinéaste s’éteint le 20 mars 1968, sans jamais avoir pu réaliser le film sur Jésus Christ qui lui tenait tant à cœur. Grand peintre des passions humaines, son cinéma a inspiré des générations de réalisateurs, parmi lesquels Lars von Trier qui réalise un scénario jamais tourné par Dreyer, Medea.

>> La biographie et la filmographie complètes du cinéaste sur le site officiel consacré à Carl Th. Dreyer.

Prochainement, le Dogme 95 ou comment Lars von Trier et Thomas Vinterberg révolutionnèrent le cinéma danois et mondial…


En visite à Paris

Thomas Vinterberg était à Paris pour la sortie française de son dernier film Submarino (mercredi 1er septembre 2010).

L’occasion pour Guillaume Calop, délégué général du festival, et Frédéric Boyer, notre directeur artistique, d’organiser une réunion pré-festival avec Mr le Président du Jury 2010.

Rencontre avec Thomas Vinterberg, président du Jury 2010, de passage à Paris