Monthly Archives: novembre 2011

The wor(l)d of Claude Duty (4/6)

Packing time!

Enriched by the many advices our Blog provided you, it is now time to think about packing! And as any great reporter will tell you: this is a critical time!

Tip number 5 : do not forget anything and think about every detail!

Your bag must be a real survival kit, to face any situation you will live during those seven days of madness.

Of course, in order to compete with our Italian guests, you’ll have to think about a wardrobe worthy of the legendary elegance of our friends, but even so, do not neglected down jackets, scarves, moonboots, hats and good gloves, and just like James Bond wearing a tuxedo underneath his wetsuit, you will have to switch in a jiffy from 3000 meters – 20 °, to the depths of dark theatres, vibrating glitter and champagne.

In your toilet bag, slide the summary of our previous tips: eye drops, Oxiboldine, effervescent Upsa, ear plugs, not to mention what your family doctor will prescribe on a private basis, but let’s not be too intrusive.

No need to bring food along, the resort that will welcome you have great food shops! Just reread our tip dedicated to cocktails and culinary celebration that the festival offers. Any way, it’s not like if you were going to Adelie Land!

Don’t forget, of course, to bring along your universal image handbook. Fit in your suitcase a folding travel bag, you’ll fill, at the end of the festival, with DVD of rare and cutting edge films, that you can dig out at the festival shop, crozets packets, bottles of wine made in Savoy and the adorable little stuffed groundhog spotted in the window of one of the wonderful stores in 1950 … unless it is in 1800 … But I’ll stop there, people will start to think I’m in the advertising! Those gifts will delight your loved ones, who stayed at home, a little bit jealous of your tanned and radiant look. They will suddenly seem determined to accompany you to Les Arcs next year!

Le Grain de Sel de Claude Duty (5/6)

Au pied du mur

Riche de tous les conseils que notre Blog vous a prodigués, il est temps maintenant de penser à faire votre valise et comme vous le diront tous les grands reporters, c’est là un moment capital !

Conseil numéro 5: ne rien oublier et penser au moindre détail!

Votre valise doit être un vrai kit de survit pour répondre à toutes les situations que vous allez vivre pendant ces 7 jours de folie.

Certes pour rivaliser avec nos invités italiens, pensez à une tenue digne de se hisser à la hauteur de l’élégance légendaire de nos amis transalpins, mais ne négligez pas malgré tout, doudoune, écharpes, moonboots, bonnets et autres paires de gants car tel un James Bond en smoking sous sa combinaison de plongée sous marine, vous aurez en un clin d’œil à passer de 3000 mètres par – 20°, aux profondeurs des salles obscures vibrantes de paillettes et de champagne.

Dans votre trousse de toilette, glissez le résumé des chapitres précédent : collyre, Oxiboldine, Upsa effervescent, boules Quiès, sans oublier bien sûr ce que votre médecin familial vous aura prescrit de façon beaucoup plus personnel, mais ne soyons pas trop indiscret.

Inutile de vous charger de produits alimentaires, les stations qui nous accueillent ont des commerces de bouches plus qu’appétissants et relisez notre chapitre consacré aux cocktails et réjouissances gastronomiques que vous offre le festival. De toute façon vous ne partez quand même pas en terre Adélie !

Pensez, bien sûr, à prendre votre petit guide de conversation international par l’image. Casez dans un coin de votre valise un sac de voyage pliant et léger pour le remplir, au moment du départ, des DVD de films rares et pointus que vous pourrez découvrir à la boutique du festival, de paquets de crozets, de bouteilles de vin de Savoie et de l’adorable petite marmotte en peluche repérée dans la vitrine d’un des merveilleux magasins de 1950… à moins que ce ne soit à 1800… Mais j’arrête là, on va penser que je fais de la pub ! Autant de cadeaux qui raviront vos proches, d’ailleurs un peu jaloux de votre mine réjouie et bronzée. Ils se montreront, soudainement, bien décidés à vous accompagner aux Arcs l’an prochain !

Italian comedy: say cheers! (3/3)

Defined as a “mix of social satire, critical observation, cynicism and gentle buffoonery”, Italian comedy developed in the 1950’s in reaction to neorealist films’ pessimism. This “pink neorealism” is mostly known for its critical approach and reality’s humoristic lecture emphasizing social mutations of Italy’s Glorious Thirties. A genre to be taken with humour…

Every cloud has a silver lining!

Arlequin ©ac-reims

Directly inspired by the commedia dell’ arte, Sicilian puppets and Naples’ theatre, Italian comedy genre appears in cinema in early 1950’s in reaction to neorealism’s darkness by an ironic treatment of everyday life issues.

True renewal of Italian cinema, this satirical analysis of 1960’s economic miracle, fights with humour against all of the 20th century’s illnesses in Italian society. May they be political, religious, social or sexual.

This genre, which principal ambition is to make laugh and entertain the audience, is characterized by its low society characters’ staging in their natural setting with its fraternal moral and critic of both contemporary society and little bourgeoisie.

“… I think Italian comedy’s strength resides in its un-indulgent observation of reality”
Dino Risi

Movement’s initiators

The Pigeon by Mario Monicelli ©AlloCiné

Renato Castellani was one of the first directors to brighten Italian screens with Two Cents Worth of Hope (Due soldi di speranza), awarded by 1952 Cannes’ Palme d’Or. Luigi Comencini’s box office movies will also profoundly engrave the genre with Bread, Love and Dreams (Pane, amore e fantasia, 1953) and Bread, Love and Jealousy (Pane, amore e gelosia, 1954), worldly known today as Italian pink neorealism debuts’ greatest symbols.

However, Italian comedy really appeared as a movement in itself with Mario Monicelli’s The Pigeon in 1958, affirming of a more codified genre, which would no longer hesitate in mixing funniest humour and darkest despair. Other filmmakers thus proved themselves as masters of the genre, including Pietro Germi and Vittorio De Sica. So did Dino Risi with its Fanfaron (1962), profound view of glorious Italy’s bitterness in the 30’s.

The end of the movement was magnified by Ettore Scola’s success in the 1970’s. Among the masterpieces, the legendries We all loved each other so much (C’eravamo tanto amati, 1974) and Ugly, Dirty and Bad (Brutti Sporchi e Cattivi, 1976) will be remembered.

All Italian comedy masters attached a great importance to actors. But among all of them, Toto was the genre’s most prestigious one.

Toto, Italian comedy’s emblematic figure

Totò ©AlloCiné

Toto (whose real name was – attention please – Antonio Focas Flavio Angelo Ducas Comneno De Curtis di Bisanzio Gagliardi – yes, that’s right) is the emblematic figure of Italian comedy. He easily slipped into the role of the average Italian, confronted to unemployment and misery. The numerous comic characters he played assured him fame and thus became one of the world’s most known actors in Italian cinema. In 1966, a year before his death, Cannes international film festival paid him a tribute for his cinematographic achievements.

Other actors cannot be dissociated from this movement, such as Alberto Sordi, Nino Manfredi, Vittorio Gassman and Ugo Tognazzi. They are all considered as Italian comedy’s pillars through their jester and fast-talking roles.

In the 1980’s, Fellini’s Ginger and Fred and Marco Ferreri’s I love you will mark the end of this self-mockery breath and the beginning of the country’s cinematographic decline.

Coming soon, The Giallo, or Italian thriller…

La comédie à l’italienne : dites Cheers ! (3/3)

Définie comme un « mélange de satire sociale, d’observation critique, de cynisme et de douce bouffonnerie » la comédie à l’italienne, est un courant qui se développe dans les années 50 en Italie, en réaction au pessimisme des films néoréalistes. Ce « néoréalisme rose » adopte une approche critique et une lecture humoristique de la réalité mettant en exergue les transformations sociétales et sociales de l’Italie des « trente glorieuses ». Petite histoire d’un genre qui est à prendre avec humour…

Après la pluie, le beau temps !

Arlequin ©ac-reims

Directement influencée par la commedia dell’arte, les marionnettes siciliennes ou encore le théâtre napolitain, la comédie à l’italienne nait au cinéma aux débuts des années 50 en réaction aux tons plus sombres et austères du néoréalisme, avec l’idée de traiter avec ironie les soucis quotidiens.

Véritable renouveau du cinéma italien, cette analyse satirique du miracle économique des années 60, s’attaque à tous les maux de la société italienne de la seconde moitié du XXe siècle : problèmes politiques, religieux, sociaux, sexuels, à travers le prisme de l’humour.

Ce genre, d’une dimension politique sous jacente, est caractérisé par la mise en scène de personnages modestes, dans des décors naturels, avec un message final de fraternité et en toile de fond, un commentaire de la société contemporaine et une critique de la petite bourgeoisie ; dont l’ambition principale est de faire rire et de divertir un public large.

“…La force de la comédie italienne réside, je crois, dans son observation sans indulgence de la réalité.”
Dino Risi

Les initiateurs du courant

Le Pigeon de Mario Monicelli ©AlloCiné

Un des premiers réalisateur à égayer les écrans italiens est Renato Castellani avec Deux sous d’espoir, qui obtient la Palme d’Or à Cannes en 1952. Les grands succès publics de Luigi Comencini Pain, amour et fantaisie en 1953 et la suite Pain, amour et jalousie en 1954 marquent profondément le genre, et s’inscrivent comme un véritable symbole du néoréalisme rose et du passage entre néoréalisme et Comédie à l’italienne.

C’est la sortie du film de Mario Monicelli, Le Pigeon en 1958 qui annonce la naissance véritable de la comédie à l’italienne des années 60 avec l’affirmation d’un genre de plus en plus codifié, qui n’hésite plus à mélanger la drôlerie la plus débridée avec le désespoir le plus noir. D’autres cinéastes, s’inscriront comme les chefs de file du genre, comme les grands Pietro Germi et Vittorio De Sica ou encore Dino Risi à qui l’on doit le Fanfaron (1962) qui porte un regard d’une profonde amertume sur l’Italie du boom.

Ettore Scola, s’illustre dans les années 1970 et signe de nombreux chefs-d’œuvre emblématiques qui marqueront la fin du mouvement. Parmi ses films cultes on retiendra le légendaire Nous nous sommes tant aimés (1974) et le compte moral Affreux, sales et méchants (1976).

Tous ces maitres de la comédie attachent une grande importance aux acteurs, véritables moteur du genre. Le comédien Toto en est le principal symbole.

Toto, figure emblématique de la comédie à l’italienne

Totò ©AlloCiné

L’acteur Toto, moins connu sous le nom de (accrochez vous !), Antonio Focas Flavio Angelo Ducas Comneno De Curtis di Bisanzio Gagliardi (on respire !), est l’acteur emblématique de la comédie à l’italienne. Il s’est admirablement glissé dans le rôle de l’Italien moyen, confronté au chômage, à la misère. Ces nombreux rôles comiques lui assurent une grande notoriété et l’érige au rang d’acteur culte du cinéma italien. Toto fera l’objet d’un hommage au festival de Cannes en 1966, avant de mourir d’une crise cardiaque l’année suivante.

D’autres acteurs sont indissociables de ce courant : Alberto Sordi, Nino Manfredi, Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, portent tour à tour les masques de bouffons ou de baratineur chevronnés et sont véritablement considérés comme les piliers du genre.

Dans les années 80, les films de Fellini, Ginger et Fred et de Marco Ferreri I love you marqueront la fin de ce souffle d’autodérision et le début de la crise pour le cinéma transalpin.

Prochainement, Le Giallo ou le thriller à l’italienne…

The wor(l)d of Claude Duty (4/6)

Tip number 4: The Babel Tower

Our previous advices to wonderfully cope with the crazyness of the Arcs European Film Festival were dedicated to Italy and we avoided to get onto Dante’s language. As you can imagine, this oversight was intentional because now it is the time to open the tricky chapter of the “Babel Tower” side of this international shaped festival.

During several days, you will tack between english, italian, polish, spanish and other languages, dialects and accents of all kinds. It is time to prepare yourself.

Some of you will be naturally gifted and will not have any problems to upgrade themselves by flicking through the international cable channels or delve into old french-english, english-portuguese, bantou-dutch textbooks and they will be all set.

However for the others (which I admit shamefully be part of) a solution must be found. Let’s forget about the esperantist path, I believe it is as hard as to pass by a universal language enthusiast in the snowy sloped of the Arcs than running by a rutting yeti. Then remains the solution of hanging on your tattered english escaped from your youth, as a mountaineer on a rock face.

Therefore, from tonight on, make the effort to watch the only movie in original version broadcasted on the TNT, don’t forget to hide the subtitles and until the 10th of December, skip all the movies, songs, radios in french language. Your eardum will little by little be accustomed to all these little “musics” coming from all over the world.

As you arrived in Bourg Saint Maurice train station, you will be completely comfortable with this multilingual environment, without catching all the meaning of it but still being smilly and serene. Behaviour that will reassure your work fellows, delighted to find an interlocutor that attentive, likely to drink their words. Nevertheless you still need to be fitted with a universal image handbook which can be found in all the good book shops!