Monthly Archives: décembre 2012

Je ne voulais pas que ça s’arrête

Il y a quand la bulle dans laquelle on s’enferme pour vivre en « live »un événement exceptionnel comme des Jeux Olympiques, quand la dernière fusée du dernier feu d’artifice retombe, que la dernière ligne du palmarès de la dernière épreuve a été écrite, que la monotonie de la vie ordinaire revient au train-train, il y a quand le « plop » de fin se produit un sentiment de vide et de mélancolie qui m’envahissait inéluctablement. Un peu comme la suerte qui serre le cœur des aficionados à la fin de la corrida. Je n’y ai échappé à aucun des JO, des tournois de tennis et des championnats du monde que j’ai couverts avec une accréditation presse pendue autour du cou.

J’appelais cela mon petit syndrome post-olympique. Je pensais ne plus jamais le ressentir. J’avais tort. Hier soir en quittant la salle Taillefer, après la proclamation du palmarès du quatrième Festival de cinéma européen des Arcs, après la projection du film d’Edouard Deluc, « Mariage à Mendoza », après les petits bonheurs et les grandes émotions accumulés au cours de cette semaine généreusement ouatée par une neige (de cinéma forcément), et après avoir refait le palmarès sur le tapis qu’on devinait rouge sous neige, à la fin de la fin donc, j’ai eu ce petit coup de cafard sournois que je connaissais si bien.

Qu’est ce que j’allais faire demain si je n’avais plus à courir pour attraper une navette, si je ne pouvais plus ingurgiter deux, trois, quatre films d’affilée, si je ne pouvais plus adorer ou détester, si je ne pouvais plus croiser des réalisateurs, des acteurs ou des producteurs aussi simplement que quand j’étais gamin à Cannes (c’était il y a très longtemps)? Voilà, cela avait été si bien, si fort, si intense – et tout le monde sur le podium l’avait dit et redit en ce vendredi post-apocalyptique – que je n’aurais pas voulu que cela s’arrête.

Pour me remonter le moral je me suis dit que ça allait recommencer, que l’année prochaine il y aurait une cinquième édition, que Frédéric Boyer concocterait une sélection tout aussi formidable, qu’il y aurait encore plus de films avec le « Flocon des Arcs », ce vrai label de qualité, que la petite mécanique de Guillaume Calop et Pierre-Emmanuel Fleurantin serait encore mieux huilée, que Claude Duty serait toujours impeccablement « raccord », que le président du jury serait aussi formidable que Cristian Mungiu, bref qu’il n’y avait plus que 51 semaines à attendre pour que ça reparte.

Et puis j’ai eu comme un doute. J’ai regardé les notes que j’avais prises pendant la cérémonie de clôture. J’ai bien lu et relu. Un vibrant concert de louanges. Mais pas vraiment de rendez-vous ferme pour 2013. Alors là c’était plus un vague cafard. Une vraie angoisse. Non, non et non, je ne veux pas que cela s’arrête !

La Promesse vu par des lycéens

PROMESSE: n.f, synonymes: espérance, protestation.

       Un jeune garçon, Igor, (Jérémie Renier) vit seul avec son père, Roger (Olivier Gourmet), dans un quartier défavorisé belge. L’homme loge illégalement des immigrés clandestins, leur obtient de faux papiers et oblige son fils à participer à son trafic. Adulte avant l’heure,  Igor est obligé de sacrifier ses ambitions au profit des magouilles de son père. L’enfant se retrouve partagé. D’un côté, l’obéissance qu’il doit à son père. De l’autre, le désir d’aider Assita (Assita Ouedraogo), une clandestine ; il a promis à son mari, laissé pour mort par Roger, qu’il veillerait sur elle et leur bébé. De cette promesse va naître une prise de conscience et surtout une rébellion du jeune Igor, le refus de participer encore à ce qu’on peut considérer comme de l’esclavagisme.

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Grupo 7 vu par des lycéens

Un ange gardien diabolique

En Espagne dans les années 80, Angel, un jeune flic diabétique (Mario Casas) fait partie de la brigade antidrogue qui a pour mission d’éliminer le deal du centre-ville de Séville avant l’Exposition Universelle de 1992. L’unité 7 est terriblement efficace et les résultats du «nettoyage» sont considérables. Mais la brigade anti-corruption commence à rôder… Jusqu’où peut-on recourir à la violence contre la violence ? Peut-on rentrer dans l’illégalité pour lutter contre celle-ci ? Ce film d’action questionne la légitimité de « soigner le mal par le mal ».

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Tu honoreras ta mère et ta mère vu par une élève de terminale

Une famille compliquée, une belle maison en Grèce, l’ambition de monter une pièce de théâtre à la fin des vacances… jusqu’ici rien n’annonce la médiocrité de Tu honoreras ta mère et ta mère.

Malgré une première impression agréable, ce film de Brigitte Roüan se révèle plus que lourd et mal fait. Des événements inexpliqués, peu réalistes et une atmosphère excessivement bobo finit par avoir raison de notre bonne volonté.

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