Monthly Archives: février 2014

Discours du Jury Jeune

Bonsoir à tous,

Nous voudrions tout d’abord remercier le festival d’avoir créé un Jury Jeune qui nous permette d’exprimer notre regard. Nous avons beaucoup apprécié l’ambiance chaleureuse, conviviale, les échanges qui font la qualité de ce festival. Merci aussi aux jurés officiels qui ont pris le temps de parler avec nous.

Notre participation à ce festival a été très riche grâce à la diversité des films découverts, aux rencontres avec les professionnels du cinéma mais également entre nous, élèves de lycées différents. C’est une expérience unique que nous avons eu la chance de vivre.

Nous tenons à remercier nos professeurs qui se sont beaucoup investis pour nous permettre de participer à ce festival et la Cité scolaire de Bourg Saint-Maurice qui nous accueillis, ainsi que tous les intervenants qui nous ont guidés dans cette expérience.

Avant de vous révéler le nom du film gagnant, nous voudrions souligner la qualité de la sélection cette année. Il a été très difficile de choisir. Nous avons par exemple été très touchés par Starred up de David Mackenzie.

Notre choix s’est cependant  porté sur un film époustouflant pour le jeu de ses jeunes acteurs. Ils ont su montrer avec finesse le processus de déshumanisation engendré par la guerre. Nous avons trouvé que ce film proposait une vision originale et audacieuse de la guerre, notamment le recours à l’animation à la place des traditionnelles images d’archives. L’ambiance oppressante et le travail des décors nous plongent dans un univers de conte obscur traitant un drame historique.

Nous avons choisi un film à l’image de ce festival européen : une coproduction entre Hongrie, Allemagne, Autriche et France. Il s’agit du Grand cahier de Janos Szasz.

La vie de Rosie

2013 est une année centrée sur,le thème de l’homosexualité. En plus de nombreux débats en France, quelques films parmi les plus acclamés par la critique portaient aussi sur ce thème : La vie d’Adèle (Palme d’or à Cannes) et L’Inconnu du lac (Un certain regard), tout deux figurant au top 10 annuel des Cahiers du Cinéma.

A la suite de l’AVC de sa mère Rosie, Lorenz Meran , célèbre écrivain berlinois, retourne dans son village suisse pour s’occuper d’elle.

Rosie, le personnage éponyme du film de Marcel Gisler, n’est pas homosexuelle. Cependant, son fils Lorenz l’est ainsi que son mari disparu, qui est présent dans l’œuvre à travers des photos et des hallucinations de Lorenz. Le titre est intéressant puisqu’il y a en fait deux personnages principaux, Rosie et Lorenz. En effet, le film s’ouvre et se clos sur l’image de Rosie et la voix de Lorenz. Rosie a fortement été modelé par l’homosexualité car son mari la trompait avec le meilleur ami de ce dernier. Lorenz est le personnage le plus présent à l’écran et on a très souvent accès à ses pensées à la différence de sa mère. Le réalisateur a donc su instaurer une bonne confusion sur la place du personnage principal dans le scénario.

Le réalisateur introduit  dans son film  quelques plans assez serrés et des plans larges traduisant un sentiment d’emprisonnement des personnages par une technique de plan appelée le « sur-cadrage » (C’est-à-dire que l’action se passe non seulement au travers du cadre de la caméra mais aussi dans un cadre du décor à savoir une porte ou une fenêtre, ce qui permet de multiplier les cadres). Par exemple, la mère semble être prisonnière de l’alcool et Lorenz, de ses sentiments pour Mario.

Le film est intéressant dans l’ensemble malgré quelques clichés sur l’homosexualité et des plans superflus (notamment les plans récurrents sur la route, avec l’ajout abusif de musique classique). Pourtant, il lui reste de nombreuses qualités: un bon jeu d’acteur, une complexité  psychologique des personnages pertinente.

HIROU Paola

BUGAYSKI Eline

MARTIN Antoine

MASCARO Jean-Baptiste

Lumière noire

Rosie est un film suisse du réalisateur Marcel Gisler, présenté ce samedi 14 novembre en avant-première au festival de cinéma européen des Arcs  2013.

L’histoire se déroule dans un village à l’intérieur d’un cercle familial, Rosie, femme âgée, alcoolique et caractérielle, fait un infarctus. Son fils Lorenz, écrivain, quitte Berlin et rejoint sa sœur Sophie, afin de s’occuper de leur mère. Ce film retranscrit le silence, les rancœurs et le secret au sein de la famille Meran. Le film se déroule tout au long dans le même village, où Rosie vit, on retrouve les mêmes personnages, ce qui renforce l’étouffement de ce secret pesant, et des relations conflictuelles qu’il engendre…

L’homosexualité est le thème majeur du film, Lorenz, homosexuel assumé, raconte sa sexualité tourmentée dans ses romans. Quant au père de Lorenz, décédé et dont on apprend plus loin dans le film le secret, une homosexualité refoulée, un amour perdu et une vie entière à se cacher sous le masque de boxeur hétérosexuel.

C’est un film poignant, émouvant et bouleversant qui retranscrit l’homosexualité à travers  différentes générations coupant ainsi pour le plus grand bonheur du spectateur avec  l’image cliché du jeune homosexuel vif, beau, artiste et tourmenté. Cette image trop stéréotypée que l’on retrouve également dans La Vie d’Adèle, d’ Abdellatif Kechiche est totalement brisée dans Rosie par la découverte surprenante et touchante de l’homosexualité d’un père de famille, resté marié à sa compagne jusqu’à la mort donnant ainsi un sens amer à son existence. Cela fait réfléchir sur le sens de la vie : vaut-il mieux privilégier les apparences en société au détriment du bonheur et de l’épanouissement personnel ? 

Critique de Juliette Lalanda et Elise Chaboud

Rosie de Marcel Gisler

Phoenix

Lorenz Meran, un écrivain de renommée à Berlin retourne dans son village natal en Suisse auprès de sa mère malade. Le personnage qui est en pleine remise en question, se voit confronté à de multiples révélations sur ses origines…

Rosie est un film touchant qui aborde les liens familiaux à travers l’évolution de la société et notamment par la vision de l’homosexualité entre deux générations.

Marcel Gilser crée un récit autour d’une femme de caractère qui ne laisse pas insensible. Cette vieille femme ne se laisse pas abattre malgré sa maladie et essaie coûte que coûte de maîtriser son existence. Rosie et ses petites habitudes touchent et agacent le spectateur. Sa persistance dans ses  plaisirs tels que l’alcool et le tabac nous exaspère pour au final nous rapprocher d’elle. Sa relation avec ses enfants est compliquée à cause d’un nœud familial, qui une fois débloqué révélera les réels sentiments de Rosie.L’histoire vécue par Rosie nous bouleverse : son fardeau si longtemps porté la fait tomber dans une déchéance qui a pour seul remède la vérité.

Cette réalité ne touche pas seulement le personnage éponyme mais aussi ses enfants.Le secret que celle-ci garde si précieusement n’a pas permis l’épanouissement de Lorenz, son fils. Écrivain gay d’une quarantaine d’année, il se voit incapable d’avancer dans sa vie amoureuse, professionnelle, paralysé par la lourde présence  de ce secret familial.

Différents thèmes s’entrecoupent tout au  long du film pour créer une histoire familiale  délicate qui, à l’aide de la parole et des actes, révèle des personnages uniques et très attachants.

Marguerettaz Marion, Peron Aurore, Sagnard Marion

En route vers la lumière

Rosie, film éponyme suisse-allemand de Marcel Gisler, nous raconte l’histoire de Rosie, femme retraitée enchaînant les AVC suite à ses problèmes d’alcoolisme, et de son fils Lorenz, écrivain homosexuel. L’homosexualité est le sujet central de ce film. Il est traité à travers ces différentes générations.

Dès le début, le spectateur est plongé dans la vie de Rosie et dans ses problèmes de santé liés à son besoin d’exister aux yeux de ses enfants. Ces derniers occupent une place majeure dans la vie de Rosie, ainsi que dans le film. Dés la première scène, on voit la distance qui la sépare de son fils. En effet, Rosie a une attaque lorsqu’elle regarde son fils à la télévision. D’un point de vue scénaristique, cette situation oblige Lorenz à rendre visite à sa mère. Cette dernière est donc l’élément déclencheur du film et de tout ce qui va  suivre.

Rosie est en effet un élément déclencheur dans toutes les relations visibles et invisibles à l’écran. Le retour du fils rapproche les deux protagonistes et fondent de nouveaux liens solides entre eux. Lorenz rencontre dans son village natal Mario, un de ses jeunes admirateurs. Rosie encourage cette relation et s’intéresse au bien être de son fils. Aux yeux de Rosie, cette relation rappelle la relation cachée de son mari avec un dénommé Markus. Pour cette génération, l’homosexualité n’était pas tolérable. Cette relation a été découverte par Rosie qui y a mis un terme et s’en voudra jusqu’au bout. Mais elle encourage la relation entre Lorenz, son fils, et Mario.

Les relations entre les  personnages eissus de générations différentes retranscrivent l’évolution de la tolérance vis à vis de l’homosexualité.

Fanny Dessaix

Clarisse Oliva

Eleonore Saumier